Culpabilité d'exister: mémoire de famine et démence qui nous plonge au coeur du 18e s

Culpabilité d'exister: mémoire de famine et démence qui nous plonge au coeur des heures sombres du monde paysan du 18eme siecle... . P. m'a contacté pour explorer et lever surtout ce sentiment de culpabilité d'exister qui l'habite du plus loin qu'elle s'en souvienne. . Cette culpabilité irraisonnée lui donne souvent les idées qu'elle "porte la guigne" à ses parents.... . Nous sommes remontées dans des mémoires familiales d'un autre temps, et notamment dans une époque de vague de froid glacial et de grande famine. . L'Ancêtre de P. qui nous guide nous montre ces images de terres gelées et de brouillard très épais et chargé de "particules" qui ne laissent pas passer les bienfaits du soleil... . Nous avons suivi l'histoire de cette femme, jeune mère, qui est restée seule habiter son hameau alors que les autres avaient soit quitté leurs terres, soit était hélas morts, du fait de ces famines, de ce froid et des probables épidémies.. . Cette Femme est tombée enceinte durant ces moments sombres et violents - son mari est decedé - et dans son traumatisme, sa faim, sa solitude, sa colère, la démence à commencé à la gagner.. . Cette démence lui a soufflé que son enfant était responsable de tous ces malheurs - en effet, n'était il pas venu au monde juste à ce moment-là ? Ses rêves, ses "visions" , ses blessures, avaient trouvé le "coupable" ideal, le responsable de toute cette misère... . Elle n'a jamais regardé son enfant, ni établi aucun lien émotionnel avec lui, lui rejetant sans cesse la faute d'avoir causé son malheur..la maltraitance était sournoise, vicieuse et la demence s'est accentué avec les années, faisant de cette femme "une possedée" [de ses propres souffrances et démons]. . Le garçon devenu adulte et que la vie a su "préserver" si on peut dire a toujours eu un regard aimant envers cette mère si traumatisée et disons le, devenue folle . . Et la voyant sombrer dans la pire des folies et démence dangereuse, décide de commettre l'acte ultime pour la délivrer... . Cet homme à délivré sa mère de ses souffrances en lui faisant quitter ce monde de ses propres mains... . Ce terrible secret, fardeau, mêlé aux paroles de sa mère le rendant responsable de tous ses malheurs , s'est distillé jusqu'à P... . P. a pu comprendre la source de cette culpabilité qu'elle portait depuis toujours - lever cette mémoire, libérer le secret, exprimer, remettre de la vérité et se sentir immédiatement tellement plus légère elle ne ressent plus porter son fardeau et son poids sur la poitrine.. . Sa mémoire nous a conduit à revisiter ces terribles événements de l'histoire de nos campagnes du 18 eme siècle ..où l'éruption de volcans fut à l'origine de famines , froids polaires et épidémies..C'est ce que nous montrait son ancêtre et que je vous partage ci dessous dans cet article du journal Le Point. . Nous sommes nombreux a être reliés à ces mémoires de famines du 18eme siècle .. . . Extrait de l'article "En 1709 déjà, le royaume de France plonge en plein cauchemar.

À partir du 6 janvier, un froid extraordinaire s'abat sur le pays et les zones voisines. On peut aller à pied des côtes du Danemark à celles de la Suède, tous les canaux et lagunes de Venise sont pris par les glaces, les récoltes européennes crèvent sur pied, les oiseaux tombent congestionnés en plein vol, les loups sortent des bois, l'encre gèle dans les encriers, le vin et le pain sur les tables.

Cette vague de froid est suivie d'une terrible famine, le prix du blé ayant été multiplié par cinq. Des épidémies de tous genres ravagent l'Europe pour les années à venir et de nombreuses révoltes paysannes éclatent. À Versailles, le vieux roi Louis XIV ne peut que constater les dégâts, loin d'imaginer que la cause de cette apocalypse météorologique a pu être provoquée par les spectaculaires éruptions du mont Fuji au Japon, du Santorin et du Vésuve pour l'Europe, dont les poussières masquaient le soleil. - Et c'est encore un autre caprice volcanique qui jeta les prémices de la Révolution française. Le 8 juin 1783, le Laki, endormi depuis des siècles, entre dans une terrible éruption.

Pendant cinquante jours, la fissure de plus de 40 km vomit des torrents de lave à un débit moyen estimé à 2 200 mètres cubes par seconde, soit l'équivalent du débit du Rhin à son embouchure.

En février 1784, les coulées de lave recouvrent au total une surface de 565 kilomètres carrés, pour un volume global, gigantesque, estimé à 12,3 kilomètres cubes.

Les projections de cendres et de gaz hautement soufrés forment un nuage d'une telle intensité, d'une telle opacité que tout le climat insulaire en est bouleversé, avec un hiver permanent en plein printemps, puis en plein été.

Les pluies acides s'abattent sur les côtes sud de l'Islande. 80 % du cheptel islandais meurt de faim, de froid et de fluorose, bientôt suivis de 20 % de la population, réduite à la famine.

En temps normal, les vents dominants auraient dû pousser ce nuage toxique vers le nord, en direction du cercle polaire. Mais ils tournent vers le sud, attirant les vents et le nuage vers l'Europe. On sait maintenant que ce cataclysme était simultané avec l'éruption de l'Asama, au Japon, tout aussi dévastateur bien qu'un peu plus faible. Conjointement, les deux volcans ont influencé tout l'hémisphère Nord pendant des années.

L'analyse des relevés de températures de l'Observatoire royal météorologique de Bilt, en Hollande, fait nettement apparaître un abaissement de la température en Europe à cette époque. - Louis XVI à l'échafaud Et de fait, à partir de 1783, la France connaît des hivers terriblement froids, des printemps catastrophiques, avec orages, pluies diluviennes, grêles, toujours au moment où les récoltes à venir sont sur pied. Puis, peu avant 1789, les jonctions d'approvisionnement en denrées agricoles entre deux saisons deviennent impossibles à réaliser. Le blé est si cher que le travail d'une semaine d'un ouvrier lui permet alors à peine d'acheter le pain nécessaire à sa propre nourriture. La situation des paysans est désespérée, la Révolution éclate en 1789. - Certes, y voir l'unique lien de cause à effet est peut-être "aller vite en besogne, nuance l'historien du climat Emmanuel Garnier. "C'est oublier que les terribles inondations de février et mars 1784 furent suivies d'un printemps et d'un été exceptionnellement chaud. Pour les peuples affligés par les flots impétueux, les récoltes abondantes et de qualité leur furent salutaires." Certes, ce n'est pas à cause des colères d'un petit volcan que Louis XVI fut conduit à l'échafaud, mais tous les ingrédients qui façonnèrent la Révolution furent distribués par les caprices de ce volcan, que les habitants de l'île surnommèrent le "volcan de la Révolution"..." . source article: https://www.lepoint.fr/.../les-mysteres-de-l-histoire-le... .


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